L’employeur a laissé s’accumuler les fautes, craignant les réactions de la salariée

Date de parution : 1er juin 2026

Une serveuse dans un bar a déposé une plainte en vertu de l’article 124 LNT à la suite du congédiement qui lui a été imposé en raison de son attitude et de sa consommation d’alcool et de drogues sur les lieux du travail. Selon le tribunal, l’employeur n’a pas prouvé les fautes reprochées à la salariée et justifiant sa fin d’emploi. Il a laissé les fautes s’accumuler sans intervenir par crainte des réactions de la salariée et parce qu’il était difficile de lui trouver une remplaçante. Ce n’est qu’au lendemain des événements ayant mené à son arrêt de travail qu’elle a été formellement avisée de certaines fautes. Elle n’a toutefois pas pu s’amender parce qu’elle n’est jamais revenue au travail. L’employeur n’a pas satisfait son fardeau de démontrer une cause juste et suffisante de congédiement et n’a pas respecté le principe de la gradation des sanctions. Le congédiement est annulé.

Chevalier  c. 9276-9777 Québec inc./Hippo Club Brossard
2025EXPT-2386, 2025 QCTAT 4662 (DRT), j.a. Véronique Emond


Extraits du bulletin Gestion Plus
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