Il allègue avoir été congédié à cause de l’ère du temps qui ne permet plus la plaisanterie à connotation sexuelle

Date de parution : 1er juillet 2026

Un directeur allègue avoir été congédié sans cause juste et suffisante. L’employeur lui reproche d’avoir agi de manière à créer une atmosphère de séduction persistante à l’égard d’une jeune coordonnatrice envers qui il n’avait aucun lien d’autorité, alors qu’il participait à un salon à Las Vegas (envoi de nombreux textos inappropriés, invitations insistantes, regards languissants, touchers non désirés, etc.), et ce, malgré le fait que la coordonnatrice lui a demandé à maintes reprises de cesser ses comportements non désirés. Le tribunal a conclu que le plaignant avait adopté des comportements inacceptables répondant à la définition de violence à caractère sexuel. Ce dernier avait commis une faute grave et avait peu de chances de s’amender, ce qui a justifié l’employeur de passer outre au principe de la gradation des sanctions. L’absence de remords et la propension du plaignant à vouloir faire porter le blâme à la coordonnatrice sont non seulement des facteurs aggravants, mais témoignent également de son incapacité à s’amender. Le congédiement est maintenu.

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AZ-52190091, 2026 QCTAT 475, j.a. Irène Zaïkoff


Extraits du bulletin Gestion Plus
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