L'employeur pouvait exiger le retour en présentiel trois jours par semaine
Date de parution : 1er septembre 2026
Le syndicat conteste la décision de l’employeur d’exiger le retour au travail en présentiel trois journées par semaine pour des employés en télétravail depuis le début de la pandémie. L’employeur soutient qu’il a respecté la convention collective. Il a de plus mis en place un programme de départ volontaire et examiné les demandes d’accommodement des salariés. Selon l’arbitre, la convention permettait à l’employeur de mettre fin au télétravail sans le consentement du syndicat, sous réserve de l’informer, de le rencontrer et d’examiner avec lui les changements au programme, ce que l’employeur a fait. L’arbitre n’a pas retenu l’argument du syndicat voulant qu’une promesse avait été faite à l’effet qu’il n’y aurait plus de travail en présentiel. Il a également conclu que l’employeur n’avait pas exercé ses droits de direction de manière déraisonnable, la décision ayant été prise à la suite d’une analyse réfléchie, plusieurs options ayant été considérées en vue d’améliorer la performance. Le grief est rejeté.
Syndicat québécois des employés de Telus, section locale 5044 – SCFP et Telus Communication inc., 2026EXPT-480, 2026 QCTA 48, Me Marc Mancini
Extraits du bulletin Gestion Plus
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